Dax

 

 

 

Dax, le pont sur l'Adour et le tramway

 

 

Depuis 1905, une partie de la population soutenait le Maire de Dax dans son refus de la traversée de sa ville par un tramway à vapeur. Les riverains de la future ligne dans la rue Vincent de Paul avaient même constitué un comité de défense contre le tramway.

 

 

Le parvis de la gare du Midi avec la voie du tramway qui part vers ses installations terminales

 

 

Le plan de la gare d'interconnection Midi-TVCB

 

 

La rue Vincent de Paul est très encombrée

 

 

Le tramway doit se frayer un passage au milieu de la circulation

 

 

Les travaux entrepris en 1908 durent être arrêtés et une commission fut créée pour effectuer une enquête dans les villes de Saintes, Périgueux et Bordeaux. Elle devait déterminer si  l'implantation de la voie devait se faire sur le côté ou dans l'axe de la chaussée, ainsi qu'optimiser le tracé. Les conclusions furent les suivantes :

  • Il faut proscrire absolument la pose de voies de tramways dans les rues. Celles-ci forment des ornières où tombent les roues des charrettes qui se brisent. Dans les villes de Saintes et de Périgueux, les services de voirie sont chaque jour obligés de procéder à des réparations de la chaussée.
  • Dans le cas où la voie devrait obligatoirement emprunter une voie publique, la solution la plus logique est la pose dans l'axe de la chaussée.

 

 

Le parcours aborde la rampe du pont qui enjambe l'Adour

 

 

Dans la courbe avant l'accès au pont, on voit un petit bâtiment faisant office de station du tramway

 

 

Fort de ces recommandations, le Maire de Dax préconisa un tracé joignant la gare Midi en déviation depuis le faubourg Saint-Pierre et la construction d'un ouvrage spécial pour le franchissement de l'Adour par le tramway. Cette solution était inacceptable au Département en raison du coût supplémentaire à prévoir pour la construction du pont.

 

 

Un tramway avec une composition mixte marchandises-voyageurs traverse le pont sur l'Adour

 

 

Il fallait prendre de l'élan avant d'aborder la forte rampe du pont

 

 

Il n'était pas rare qu'un convoi reparte en marche arrière, faute de puissance !

 

 

Après deux ans de pourparler, il fut convenu de traverser Dax en empruntant les boulevards de ceinture de la ville et de franchir l'Adour sur le pont routier existant, malgré les fortes rampes d'accès, et d'aboutir à la gare Midi par la rue Vincent de Paul. Malheureusement, les habitants de la dite rue ne cessèrent de faire des difficultés aux équipes de pose, retardant d'autant la mise en service de la ligne.

 

 

En quittant la gare Midi, la voie empruntait l'avenue de la Gare, puis remontait la rue Vincent-de-Paul. Après avoir franchi l'Adour, elle tournait en virage serré vers le Casino et les Thermes, puis suivait les cours Foch, Galliéni et Joffre. Parvenue à l'avenue Clémenceau, elle s'engageait par un virage à droite vers la gare Saint-Pierre, après laquelle était la bifurcation vers Amou ou vers Peyrehorade.

 

 

En 1909, la voie était posée dans l'axe de la rue, et sur tout le parcours retenu. Toutefois les ateliers, initialement prévus à proximité de la gare Midi, furent reportés à l'extrémité nord-est de la ville près du cimetière Saint-Pierre, où la municipalité possédait un vaste terrain. Cet emplacement avait l'avantage de permettre l'édification de bâtiments plus importants nécessaires pour la réception de la nouvelle ligne de Dax à Peyrehorade, alors à l'étude.

 

 

A la sortie du pont, le tracé traverse la place Thiers par la droite

 

 

La voie entre dans la rue vers le Casino, au niveau du carrefour avec la rue des Carmes

 

 

Le Maire de Dax pensait ainsi s'affranchir du passage des nombreux trajets haut-le-pied de convois de service pour les besoins de l'atelier central du réseau. Voyant que tel n'était pas le cas, il réclama l'électrification du tronçon urbain. L'étude de cette solution, menée par la Compagnie, retarda considérablement les travaux. Ce fut la cause du retard de six mois dans la mise en service de la ligne de Dax à Amou.

 

 

La même rue du Casino à deux époques différentes et avec deux noms différents. On voit bien l'immeuble de la Société Générale, au fond, qui marque le carrefour avec la rue des Carmes

 

 

La voie arrive au foirail avant de tourner vers le quartier Saint-Pierre

 

 

Le terrain n'ayant été mis à la disposition de la Compagnie qu'en avril 1909, les ateliers ne furent partiellement utilisables qu'en 1911. Toutefois, seuls les ateliers de peinture et de menuiserie restaient à édifier à cette époque.

 

 

 

 

L'arrivée à la place Saint-Pierre

 

 

La voie bifurque alors vers les ateliers, près du cimetière

 

 

Jusque là, la gare terminale de raccordement Dax-Midi n'avait reçu aucun commencement d'exécution et seules existaient deux voies pour l'évolution des convois. Les installations définitives ne furent réceptionnées qu'en 1912, en même temps que les bâtiments supplémentaires des ateliers Saint-Pierre.

 

 

A l'aube de la 1ère guerre mondiale, les installations du terminus du Tramway près de la gare Midi se résument à ces quelques voies sur la place. Les installations définitives viendront plus tard

 

 

 
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Ligne Dax/Peyrehorade

 

 

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Commentaires (1)

1. Philip Ross 08/05/2010

Hi there,
I really loved reading about the railway as I live in Pomps and I love railways. It is very interesting and I would like to know more - kind regards - Phil Ross

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